11/07/2013

Thor 2: The Dark World


« Tais-toi t’as Thor », serait-on tenté de cracher au visage de l’hurluberlu bodybuildé qui, en revêtant une fois de plus sa belle cape rouge de divinité nordique, cautionne la suite de la véritable Berezina culturelle que fut Thor premier du nom. Mais ce ne serait qu’un bien vain apophtegme, puisque d’hurelu il n’a que le portefeuille, et que du Dieu scandinave il porte bien mieux le nom original : « Porr ». Passons cependant, si vous le voulez bien, sur cet ambitieux jeu de mot utilisant la faiblesse de l’alphabet latin pour sous-entendre que la tête d’affiche de Thor aurait mieux fait d’incarner l’un des boucs du char du héros éponyme, et concentrons-nous sur les faits. 



Vous pensiez que Chris Hemsworth avait été choisi pour ses talents d’acteur ? Nenni ! Il faudra d’ailleurs bien toute la fraîcheur citron de sa femme Sif pour laver un tel affront. La bonne nouvelle, c’est que la potiche du film n’est autre que Natalie Portman, plus connue pour son sobriquet « la chiarde de Star Wars » et pour la scène lesbienne de Black Swan que pour sa jolie performance dans Léon. Tant mieux après tout, un second rôle qui éclipse le premier constituerait un malvenu pied-de-nez à un responsable de casting qui a trop profité des lois permissives d’Asgard en matière de cannabis lors de son dernier séjour à Bilskirnir.

De Thor 2, retiendra-t-on que le casting est Thor-dant et que le scénario est Thor-du ? Question rhé-Thor-ique tant ce dernier contient plé-Thor de faux rebondissements lâchés à Thor et à travers. Tirant souvent vers la vaste fumisterie, il ne nous offrira pour maigre consolation qu’un argument eco-friendly : il n’aura fallu qu’une feuille de PQ pour en écrire son contenu. Laissant à votre perspicacité la nature de l’encre utilisée, je vous en benne les prolégomènes : ils ont renvoyé Padmé sur Naboo. Enfin, je crois.

Et que dire de Loki, petit méchant sans charisme ni ambition, en lequel personne ne croit vraiment ? Que penser à l’idée qu’Anthony Hopkins se fourvoie à nouveau dans le rôle du vieux papa avec son armure en carton, entouré d’effets spéciaux des années 2000 ? Espérons que l’image 3D soit assez floue pour qu’on ne puisse pas voir tout ça.

Finalement, après moult opus à la qualité déjà douteuse, Walt Disney nous refait le coup « Aznavour » et accouche d’une énième preuve d’un phénomène que le mot « surexploitation » n’arrive même plus à qualifier dans son intégralité. J’espère simplement que le marteau en plastoc’ rajouté en post-production finira sur les doigts du responsable de tout ça chez Marvel. Marvel qu’il faudrait d’ailleurs renommer « margelle » pour l’occasion, comme celle que tu te prends dans les dents à force de rater des saltos arrière dans la piscine des grands-parents.

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